
Toutes les vingt-six secondes, un battement se manifeste, rappelant un
rythme constant, tellurique. L’imperceptible pulsation de la Terre. Chaque
variation lumineuse devient l’écho d’un mouvement profond qui relie le
spectateur au sol qu’il foule. Sous l’agitation humaine subsiste une cadence
stable et intemporelle.
C’est en marchant, au coeur de cette nature qui transpire sans relâche et sans
faire de vagues, que transperçant le silence lourd de cette nature immobile,
un son se fait entendre. C’est le bruit grave et synthétique, de cette nature qui
s’étend, perpétrant sans fin, sa lente et polymorphique expansion.
Passant de visages à figures, de personnes à personnages, les humains
persistent face à l’intensité des lumières crépusculaires, tiennent droit devant
des aubes vertigineuses. Ils laissent place progressivement à des paysages
silencieux, évanescents, prêts à recevoir ce que nous avons perdu, ce que
chacun porte en lui.

Une dérive sensorielle tridimensionnelle. Sous une voûte organique,
abandonnez-vous à un ciel mouvant, né des manipulations de matières
liquides de Gaëlle Boucherit. Dans ce cocon immersif, Igor Huit sculpte une
architecture sonore texturée écrite et improvisée, fusionnant le son à l’image
pour une métamorphose live.

Vivez une expérience ludique et jubilatoire entre épreuve de force, moment
festif et élan du coeur. Pas de perdant au jeu de l’amour et du hasard ! Alors
venez tenter votre chance en saisissant la mailloche pour exprimer votre coup
d’amour, votre coup de « je t’aime » !
Les Championnes explorent les lisières de l’ombre et de la lumière et
jouent avec le mouvement des corps et de la matière pour une expérience
photographique foutraque exceptionnelle. Entre chez Suchet, ce moment est
pour toi absolument tout seul et restera pour toujours subtilement secret !
Traversez un tableau pour découvrir une oeuvre d’art inattendue : votre squelette.
L’objectif n’est pas toujours la lune ! Faites cliqueter vos os, ainsi résonne ce
qui vous tient debout !
Dans sa part de création, Romain fait attention à l’espace dans lequel le
festival se situe, dans une démarche éco-responsable où la récupération est
primordiale. Il y a toujours des arbres, façades ou monuments à souligner, pour
faciliter la déambulation sans polluer visuellement les espaces.

Des motifs, des couleurs, des textures et des effets lumineux pour mettre en
valeur la maison du Grand Parc Garonne, soulignant les contours et les détails
subtils de cette bâtisse.
Une compilation d’enregistrements de rue faits à des endroits de fort transit à
Toulouse, à l’intersection entre voies et voix. Pour la première fois accompagnée d’un
support visuel en VHS, cette exposition cherche à représenter l’interaction constante
entre la parole libre et le territoire. La seule indication : « Exprime toi ! ».
Prenez place d’un côté et de l’autre de ce miroir atypique, les yeux dans les
yeux, à deux ou plus si affinités. Accessible à toutes et tous, mélangeant les
genres, les âges, les parcours professionnels. Les visages se déconstruisent,
s’entremêlent, et un Autre apparaît, un peu soi, un peu l’autre.