
En suspens se logent souvent les idées, les élans inachevés, les fragments
d’un monde invisible à l’oeil nu. À travers le papier, certaines de ces traces
prennent vie : accrochées, mises en tension par les chaînes, elles composent
un assemblage organique et mouvant, une matière sensible.
| C’est une galerie de portraits, c’est le rire malin de ceux qui sont partis et/ ou qui reviennent de loin, c’est toutes les créatures imaginaires qui nous accompagnent, nos morts, proches ou lointains, connus ou méconnus, qui revivent en couleur et continuent de faire battre nos coeurs…

Le corps comme un espace vivant, vibrant, traversé par les pulsions et les cycles naturels. Le désir, c’est sentir son corps battre et s’aimer dans cette intensité. Visiter des formes de féminités salies et leur rendre dignité. Libérer le corps des étiquettes et révéler la puissance du féminin.

Une rétrospective de dix quartiers explorés et des photos lauréates, invitant à la curiosité et à la découverte de l’histoire de ces environnements méconnus. Des clichés pour valoriser leur patrimoine et éloigner... les clichés.
Une photographie d’identité est un souffle retenu, un visage immobile, domestiqué par le cadre et la lumière neutre. Là, quelqu’un existe encore, comprimé, mais entier. Lorsque beaucoup de ces photographies se rapprochent, lorsqu’elles s’alignent, se répètent, se touchent les unes les autres, quelque chose d’essentiel se déplace et la singularité se dissout.
Une série de sept portraits. Un clin d’oeil au musicien afro-futuriste jazz Sun Ra, qui dit : « l’humanité est sur la bonne route, mais dans la mauvaise direction ». Il revisite ses travaux, leur change d’adresse, questionne comment on est vus, perçus, à qui on s’adresse et comment on s’adresse.